24 : Québec, ville maritime

Le fleuve St-Laurent a toujours joué un rôle majeur dans le devenir de la ville de Québec. C'est par cette voie maritime que les premiers Européens arrivent au Canada et à Québec. En septembre 1535, Jacques Cartier jette l'ancre près de l'embouchure d'une rivière qu'il nomme Sainte-Croix (aujourd'hui Saint-Charles). À la recherche de richesses et d'une nouvelle route vers l'Asie, il explore cette partie de l'Amérique septentrionale au nom du roi de France, François 1er. Sur l'emplacement actuel du parc Cartier-Brébeuf, le capitaine malouin fait ériger un fort de pieux. À proximité se trouve le village de Stadaconé qui est « aussi bonne terre qu'il soit possible et bien fructiférante ». Quand Samuel de Champlain s'installe à Québec en 1608, le village de Stadaconé n'existe plus et les Iroquoiens ont déserté la vallée du Saint-Laurent pour s'établir dans la région des Grands-Lacs. On avance plusieurs hypothèses pour expliquer leur départ : la maladie, un refroidissement du climat, et surtout les guerres entre nations autochtones.

Dès le début du XIXe siècle, le port de Québec connaît une croissance spectaculaire. Il accède même au troisième rang des ports d'Amérique, après ceux de New-York et de la Nouvelle-Orléans. De 1830 à 1865, jusqu'à 30 000 immigrants britanniques passent par Québec chaque année. On expédie du blé et de la potasse, mais surtout des produits forestiers, qui représentent les trois quarts des exportations. En guerre contre la France, la Grande-Bretagne a besoin de bois pour sa flotte. Lorsque l'empereur Napoléon l'empêche de s'approvisionner dans la Baltique par le blocus de 1806, elle se tourne vers ses colonies d'Amérique.

En 1931, l'Université Laval fonde l'Institut de biologie marine et la Station biologique du Saint-Laurent pour étudier la faune et la flore. La station est établie à Trois-Pistoles où l'Université Laval acquiert deux établissements. À l'été de 1932, l'Université Laval fait construire par les Chantiers maritimes Fillion à Saint-Laurent de l'Île d'Orléans, un bateau de 46 pieds, le Laval S.M.E., équipé de tout le matériel moderne nécessaire pour recueillir des données en mer. En 2003, c'est de Québec que le navire laboratoire Amundsen part pour aller mener la plus importante étude de l'Arctique jamais entreprise par le gouvernement du Canada, ArcticNet. Le professeur Louis Fortier, de l'Université Laval, dirige cet important projet de recherche. ArcticNet est un réseau de centres d'excellence du Canada qui regroupe des scientifiques et des gestionnaires en sciences naturelles, en sciences de la santé et en sciences sociales avec leurs partenaires des organisations inuites, des communautés nordiques, des organismes fédéraux et provinciaux ainsi que du secteur privé pour étudier les impacts des changements climatiques dans l'Arctique canadien côtier. Plus de 100 chercheurs d'ArcticNet, issus de 27 universités canadiennes et de 5 ministères fédéraux, collaborent avec des équipes de recherche des États-Unis, du Japon, du Danemark, de la Suède, de la Norvège, de la Pologne, du Royaume-Uni, de l'Espagne, de la Russie, du Groenland et de la France.


Pour en savoir davantage:

http://www.ville.quebec.qc.ca/fr/exploration/histoire.shtml
http://www.arcticnet-ulaval.ca/index.php?fa=ArcticNet.showArcticNet.fr

 

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